Paul VERLAINE. [Actes officiels relatifs au divorce d'avec s - Lot 33

Lot n° 33
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Paul VERLAINE. [Actes officiels relatifs au divorce d'avec s - Lot 33
Paul VERLAINE. [Actes officiels relatifs au divorce d'avec sa femme]. Compte-rendu d'audience du 24 avril 1874. 4 feuillets manuscrits. - Compte-rendu d'audience du 6 août 1874. Un feuillet manuscrit. In-4, basane noire, dos lisse avec le titre en long, roulette intérieure (Reliure de l'époque). Très intéressant document relatif au divorce de Paul Verlaine et de sa femme Mathilde Mauté de Fleurville (nommée dans le document Marie Sophie Marie Manté, par erreur du greffier). L'ensemble des feuillets est rédigé sur papier timbré. Les quatre premiers feuillets, écrits recto-verso, sont datés du 2 mai 1874. Le compte-rendu de l'audience du 24 avril 1874 résume les faits qui ont été exposés ; la demande faite pour Mathilde Mauté de séparation de corps et de biens de son époux Paul Verlaine. Y sont développés tous les arguments de Mathilde Mauté, défendue par Maître Magnier assisté de son avoué Maître Guyot, ainsi que la réponse de Maître Pérard avoué représentant Verlaine. On y apprend que Paul Verlaine et Mathilde Mauté s'étaient mariés le 11 août 1870, qu'un enfant était né de leur union le 30 octobre 1871, que le poète avait changé de conduite quelques mois après leur mariage, qu'il se livrait à la boisson et à l'absinthe, qu'il avait fait la connaissance d'un S. Arthur Rimbaud et que les faits de la plus monstrueuse immoralité avaient été révélés à la Demanderesse. S'ensuit une description de la conduite et des frasques de Verlaine qui relèvent plus de l'amateur assidu des cabarets que du futur père de famille. La chose est d'autant plus vraie que lorsque l'enfant naquit, quelques temps plus tard, Verlaine pris de boisson saisit brusquement son enfant et le jeta violemment sur le lit au risque de le tuer. Le document fait également état de toutes les procédures qui ont eu lieu depuis la première demande en séparation de corps en date du mois de février 1872, puis des conclusions de la défense tendant à ce qu'il plut au Tribunal : Déclarer la dame Verlaine purement et simplement non recevable en tous cas mal fondés, l'en débouter. Et la condamner aux dépens. Ce document s'achève sur les questions de droit auxquelles le Tribunal doit répondre. Le second document est le jugement du Tribunal civil de 1ère instance de la Seine condamnant Verlaine, actuellement détenu à la Maison de Sûreté sise à Mons (Belgique), aux dépens qui s'élèvent à 428 francs et 24 centimes. Ces deux documents proviennent du cabinet de maître Pérard à qui ils ont été signifiés par voie d'huissier. On joint une version dactylographiée du premier acte.
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