VELOCETTE - Lot 42

Lot n° 42
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Estimation :
26000 - 40000 EUR
VELOCETTE - Lot 42
VELOCETTE Moto KTT Mk VIII 350 cc Monocylindre vertical 4 temps 1939 Cette moto exceptionnelle est depuis longtemps dans la collection. Elle est en très bel état d'origine, mais nécessitera une grosse révision avant de la remettre en route. Il s'agit de la moto du pilote Georges HOUEL reconnue par lui-même lors de l'achat en 1988 par notre collectionneur. Le numéro moteur fut effacé par Georges HOUEL afin de ne pas payer les taxes d'importation à l'époque, comme pour beaucoup de véhicules de compétitions. Elle a remporté énormément de victoires à l'époque, en France et à l'étranger. Le développement final de la Velocette KTT, le Mk VIII KTT a été introduit en 1938 lors du Earls Court Show. Après l'introduction de la suspension arrière à bras oscillant dans l'équipe de course d'usine en 1937, Velocette a présenté la Mark VIII KTT en 1938, qui était la première moto de série à utiliser un bras occillantavec unités de suspension fermées ('amortisseurs'), bien qu'il s'agisse d'un système oléopneumatique, en utilisant de l'air comme moyen de ressort, et non des amortisseurs à ressort/huile comme adoptés par l'industrie de la moto (et de l'automobile) d'après-guerre. Le système a été développé par le concepteur Harold WILLIS pour Velocette, qui pilotait un avion léger équipé de jambes de suspension Oleo. Il a contacté la société Oleo pour une paire spéciale d'amortisseurs pneumatiques, qui ont été utilisés par Vélocette pour leurs motos de course d'usine à partir de 1937 et sont apparus sur la production KTT Mark VIII en 1938. La production de la Velocette Mark VIII KTT a pris fin en 1949, avec environ 238 modèles construits. Près de 1000 KTT ont été produites au total entre 1929 et 1950. La Mark VIII KTT a été proposé de 1938 à 1950, après quoi Vélocette a fermé son département de courses. La Velocette KTT gagna le TT en 1928 / 1929 / 1938 / 1939 / 1947 / 1948. En 1946, Georges HOUEL attiré par la vitesse arrête le rugby pour se consacrer entièrement aux compétitions de motos. Au mois de mai il remporte sa première grande victoire, le Grand Prix du Bois de Boulogne. Puis il décide de faire équipe avec le Niçois Jean BEHRA. Une association couronnée de succès et qui dura jusqu'en 1951. Fin 1948 fut probablement sa meilleure saison où il accumula les succès. Il se vit attribuer le « Casque d'Or » par un magazine très prisé et en vogue : Moto Revue. C'est l'année de la réussite car son équipier Jean BEHRA devint lui, Champion de France. Du coup, après plusieurs saisons où ils gagnent tout en France et n'ayant plus rien à prouver, les deux compères filent à l'étranger ou ils sont grassement rémunérés, touchant de très grosses primes. Ils vont ainsi briller un peu partout aux quatre coins de l'Europe enchainant victoire internationale sur victoire. En Italie, en Suisse, en Belgique, en Espagne, au Portugal, au Maroc, en Tchécoslovaquie. Bref ils triomphent partout et deviennent des héros très demandés...Quand ce n'est pas « Jojo » qui gagne, c'est Jean. A toi, à moi ! Le meilleur souvenir de Georges reste assurément sa victoire obtenue en Scandinavie. 1er au grand prix de suède sur Gilera. Ajoutons que sur Velocette il fut 1er en 1947 à Vesoul et Albi, à Montlhery en 1950, vainqueur en catégorie 350. C'est courant 1954 qu'il décide définitivement de suivre les traces de son ami Jeannot BEHRA passé à l'auto. Il a disputé avec lui son tout premier rallye, celui de Sestrières dès 1951 : « Je me suis vite pris au jeu. Je désirais parcourir le monde pour participer aux rallyes les plus célèbres. » Et comme sur les deux roues, Georges ne va pas tarder à briller et se constituer un impressionnant palmarès. Il s'engage partout. A Monte Carlo, à Liège-Sofia-Liège, au Rallye de Sestrières, à celui d'Espagne, d'Italie. Au Touquet. Au Rallye des Dolomites. A Liège-Rome-Liège, à la Coupe des Alpes. Et, bien évidemment, il écume toutes les épreuves nationales. Du Rallye de Dax à celui de la Côte Fleurie en passant par les Routes du Nord, celles de Lorraine ou de la Charbonnière. On le voit partout. Deux décennies durant, il va fréquenter les Rallyes. Son premier Rallye, à Monte Carlo, fut en 1952 et il y participa 17 fois, le dernier en 1999. Co-pilote au Tour Auto en 1956 avec Sterling MOSS, sur Mercedes 300SL. Il participa plusieurs fois au Paris-Dakar avec pour la première édition de 1978 une Renault 30. Il a aussi ouvert 13 restaurants, dont le dernier, « Le Volant ». Dans une interview faite en 2009 au très bon site « Z'Humeurs et Rumeurs », Georges HOUEL expliqua comment il faisait pour apporter des motos sans passer par l'importateur et les taxes d'importation : il partait de France pour l'Angleterre avec une épave de Velocette et la carte grise correspondante, puis revenait avec une Velocette de course ! Cela explique le numéro moteur limé sur la KTT.
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