FRAGONARD Jean-Honoré (1732 ?-1806) - Lot 146

Lot n° 146
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Estimation :
400000 - 600000 EUR
FRAGONARD Jean-Honoré (1732 ?-1806) - Lot 146
FRAGONARD Jean-Honoré (1732 ?-1806) La petite jardinière Toile ovale Haut. : 98 ; Larg. : 85 cm signée, monogrammée à droite dans un tronc d'arbre : H. F. (restaurations anciennes) Provenance : - Peut-être élément de décor de l'Hôtel de Mortemart-Rochechouart ; - Collection Eugène Kraemer ; - Sa vente, Paris, galerie Georges Petit, 5 mai 1913, n° 23 (Ecole française du XVIIIème siècle) ; - Vente anonyme, Paris, palais Galliera, 11 mars 1975 (Mes Ader, Picard et Tajan), n° 23 (atelier de Fragonard, vendu avec son pendant) ; - Galerie Cailleux, Paris ; - Vente anonyme, Zürich, galerie Koller, 15 septembre 1994, n° 38 ; - Vente à Paris, Tajan, 16 décembre 2008, n°44. Exposition: - An exhibition of French Paintings, 1600-1800, Tokyo, galerie Lida, 7 juin-2 juillet 1988, n° 28; - Three masters of French Rococo : Boucher, Fragonard, Lancret, Tokyo-Osaka-Hakodatu-Yokohama, n° 34. Bibliographie : - G. Wildenstein, Fragonard, Bath, 1960, p. 201, n° 36 (oeuvre mentionnée et rejetée) ; - J.-P. Cuzin, Fragonard, Vie et oeuvre, Fribourg, 1987, p. 263, cat. 17 ; - P. Rosenberg, Tout l'oeuvre peint de Fragonard, Paris, 1989, p. 75, n° 36. C'est durant la vente de 1975 que notre tableau a été séparé de son pendant La petite musicienne (localisation inconnue actuellement). Ces deux tableaux appartenaient à une série de pastorales de la collection d'Eugène Kraemer d'où proviennent aussi les quatre célèbres panneaux décoratifs du Detroit Institute of Arts (Scènes de la vie champêtre, quatre toiles, 149 x 90 cm). Cette dernière série faisait partie au XVIIIème siècle du décor de l'Hôtel particulier de Mortemart-Rochechouart, rue de l'Université, et Jean-Pierre Cuzin suggère que notre tableau aurait fait partie, lui aussi, de cet ensemble avec son pendant[1]. Daté par Pierre Rosenberg vers 1754 ? 1755[2] et par Jean-Pierre Cuzin, vers 1753[3], notre tableau est à situer dans l'oeuvre de jeunesse de Fragonard : après avoir obtenu le premier prix de Rome en 1752, il entre à l'Ecole Royale des Elèves Protégés dirigée par Carle Van Loo entre 1753 et 1756, étape obligée avant son séjour en Italie. Durant cette période, il est toujours contact avec François Boucher qui dispose d'un atelier au Louvre. Notre tableau témoigne en effet de l'influence encore présente de son maître notamment dans le choix du sujet, un enfant occupé à des activités d'adulte, tout en illustrant le style libre et la touche enlevée du tout jeune peintre. [1] J.-P. Cuzin, Fragonard, Vie et oeuvre, Fribourg, 1987, p. 263. [2] P. Rosenberg, Tout l'?uvre peint de Fragonard, Paris, 1989, p. 75. [3] J.-P. Cuzin, op.cit. LOT VENDU SOUS LE REGIME DE L'IMPORTATION TEMPORAIRE. DES FRAIS DE 5.5% SONT DUS EN SUS DES FRAIS NORMAUX.
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